📷© Les Presses de la Cité.
Les Beatles se retrouvent face à Michel Bussi pour une interview imaginaire autour de son nouveau roman Code Yesterday, paru aux éditions Les Presses de la Cité. « All You Need Is Fiction » devient alors le refrain surprenant d’une chanson des Fab Four qu’ils auraient pu fredonner s’ils avaient su qu’un jour, ils intervieweraient le romancier sur Humanvibes !
John : c’est en écoutant une de nos chansons pour la 1000e fois que vous vous êtes dit « Ok, ces quatre-là, c’était quand même autre chose ! » au point d’avoir eu l’idée que nous devenions le sujet principal de votre nouveau roman Code yesterday ?
MICHEL BUSSI – Non, bien avant ! J’ai toujours flairé un mystère autour de votre groupe. Quatre génies qui naissent dans la même ville, c’était louche. J’ai voulu enquêter !!!

Paul : Michel, votre roman s’attarde sur la genèse de nos chansons. Cela vous a t-il éclairé sur la mécanique de la création musicale vs la création littéraire ?
Oui, même si écrire une chanson prend tout de même beaucoup moins de temps qu’écrire un roman ! Mais je retiens de vos chansons l’art d’être populaire tout en surprenant sans cesse le public. C’est si rare !
George : si vous deviez résumer notre destin en une seule phrase, ce serait laquelle ?
Quatre garçons dans le vent qui ont déclenché une tempête.

Ringo : vos romans ont déjà trouvé leur public en Angleterre. Selon vous, les lecteurs britanniques accueilleront‑ils Code Yesterday avec le même enthousiasme, ou verront‑ils dans le fait qu’un auteur français s’attaque aux Beatles est une forme de lèse‑majesté culturelle, auquel cas je leur dirais posément : « Keep calm, my friends. Put that in your pipe and smoke it ! » [Rires.]
J’ai une grande confiance dans l’humour britannique. Vous maitrisez mieux le rock que nous, mais la littérature reste une affaire française !!!!! N’en déplaise à Tolkien, Agatha et J.K…

John : auriez-vous aimé écrire pour nous ? Si oui, vous auriez choisi quel thème – la vérité, le mensonge, la paix, l’amour, la cuisine française, Brigitte Bardot ou autre chose ? [Rires.]
La paix et l’amour, bien entendu !!!! Écrire sur la cuisine ?? My god, quelle horreur !
Paul : Michel, comment vous êtes vous documenté pour faire coïncider parfaitement les révélations de mamy Granny avec nos titres ?
J’ai consulté des fans, beaucoup de fans, ils savent tout sur vous, rien ne leur échappe, vous n’avez aucune vie privée !

George : ayant bien connu le Maharishi Mahesh Yogi à Rishikesh en Inde début 1968, je me suis amusé à imaginer ce qu’il pourrait dire sur votre roman : « Si les Beatles ont touché le monde, ce n’est pas parce qu’ils étaient quatre, ou cinq, ou mille, c’est parce qu’ils ont laissé la musique devenir un chemin vers l’intérieur. » Qu’en pensez-vous ?
Je crois que le Maharishi Mahesh Yogi a trop fumé et se trompe totalement. Les Beatles ont au contraire laissé la musique ouvrir le chemin de la pop culture ! C’est à dire une musique qui bouscule tout snobisme et tout élitisme.
Ringo : avez‑vous conservé des vinyles, des cassettes ou des objets des Beatles qui ont traversé les années avec vous ?
Oui, de vieux vinyles qui craquent, mais surtout des stocks de mini-cassettes enregistrées par mes soins dans des conditions déplorables !

John, Paul, George, Ringo : parmi tous vos romans, quels seraient selon vous les trois titres que vous nous recommanderiez pour passer un mois d’hiver dans le village normand d’Étretat, qui vous est cher, au coin du feu ?
Trois titres de chansons… N’oublier jamais (2014); J’ai dû rêver trop fort (2019); et… Code Yesterday (2026).
Propos recueillis le 07/09/2026
Et pour aller plus loin :
La page Facebook de Michel Bussi.
Conférence (presque) imaginaire des Beatles : Code Yesterday ou The Fool on the Hill sur Humanvibes.
Paul : Michel, votre roman Code Yesterday revisite tellement bien notre univers qu’on a finit par se demander si vous n’étiez pas avec nous dans les studios ! [Rires.]
Marc / Humanvibes

