📷© Marc Belouis
Humanvibes vous présente les coulisses de l’enregistrement du podcast « Beatles’ Secrets » à travers l’épisode 19 animé, par Philippe Gault et Jacques Volcouve, consacré en juin dernier au titre Dear Prudence composé » par John Lennon en 1968 et publié dans l’album blanc. Encore de belles anecdotes en perspective. Sans compter un invité surprise en studio ajoutant une touche totalement inattendue à ce reportage !
Une console de mixage. Deux micros. Deux casques. Deux ordinateurs, Deux feuilles. Deux verres. Deux complices, à tel point que l’on pourrait nommer le duo qui se fait face chaque début de mois « Les remarqués de la table ronde » via leur passionnant et écouté podcast « Beatles’ Secrets ». Ma présence ne les trouble pas, ils sont parfaitement concentrés sur leur sujet.

Lancement du générique avec le titre Birthday (1968) des Fab Four, belle alternative au passage à la sempiternelle chanson Happy Birthday (1980) de Stevie Wonder.
– Salut Jacques !
– Bonjour Philippe !
Ce dernier s’adresse aux auditeurs.
– Bienvenue aux chers habitués de « Beatles’ Secrets » et à ceux qui découvrent le podcast qui décrypte les chansons…
– Pssttt !
-… des Fab Four dans ce 19e épisode avec…
– Psttt ! Psttt !
Je me demande qui m’interpelle. Je regarde autour de moi. Personne.
– … avec Jacques Volcouve, professeur ès-Beatles, nous allons…
– C’est moi, John ! Tu ne me vois pas, mais je t’entends, tu m’entends, mais pas tes deux chroniqueurs qui sont trop absorbés pour nous entendre.
– Mais comment cela ?, m’interroge en chuchotant.
– Dès qu’on parle de moi, je débarque où bon me semble. Mon Dear Prudence sur un podcast consacré aux Beatles ? Double raison, comme notre album, de m’intéresser à ce qui est dit.
– … Dear Prudence la chanson pleine de secrets composée par John Lennon…
– OK, John. Fais comme chez toi, alors, fais-je.
– Bien. Ils vont évoquer des reprises de ma chanson ?
– Oui, c’est ce qui fait aussi l’originalité du podcast, ces fameuses covers, mais pas que. Là, ils vont parler des chœurs, de la batterie, le jeu de guitare… Jacques Volcouve n’a pas son pareil pour apporter son éclairage. Il est là pour cela.
– Ah, le fameux Jacques. George et Ringo nous en avait parlé à l’époque mi-70, je crois. Un chic type, carré, humble, passionné…
– C’est vrai, on passerait des heures à l’écouter, renchéris-je

Pendant ce temps-là, le titre passe à l’enregistrement. Philippe bat la mesure et échange en off avec son acolyte.
– Il n’y a que Lomax qui fait les chœurs ? Non, il y a le frère de McCartney…
– Pas du tout, fait John. c’est…
– Non, il y a aussi le cousin de McCartney, répond Jacques.
– Et pas l’autre ? Le troisième, je sais plus…
– Mal Evans ? Non.
– Ah, oui, il fait juste…, dit Philippe en claquant des mains.
– Bien, les gars ! les félicite John.
– Attention ! dit Philippe.
Il relance le programme.
– Je l’ai dit, Dear Prudence, morceau phare du mythique album double blanc est une chanson pleine de secrets sous-entendus, à commencer par son titre. Qui était cette chère Prudence, mon cher Jacques ?
John rigole et s’écrie.
– Facile !
– Et bien oui, cette chanson est une composition de John Lennon, écrite vers mars 1968 durent le séjour des Beatles en Inde alors…
– L’ashram de Rishikesh !, se remémore John. La méditation transcendantale avec le Maharishi Mahesh Yogi. C’est grâce à elle en grande partie qui me permet de communiquer avec toi en ce moment. On a beaucoup gagné en spiritualité là-bas, tu vois ?
– …. dédiée à Prudence Farrow, la sœur cadette de l’actrice connue, Mia, qui passait son temps dans son bungalow à méditer intensément…

John ajoute.
– Elle avait son bungalow juste à côté du nôtre. Elle était à fond dans la méditation, bien plus que nous, il faut bien le dire. Par contre, cela nous a apporté un coup de fouet créatif musical. Bref, on essayait parfois de la dérider, mais rien à faire. À fond qu’elle était, je te dis. Paul m’a dit qu’elle avait fait un jour une crise de panique et qu’elle ne pouvait plus sortir. C’est pourquoi j’ai écris cette chanson. Bon, peut-être qu’elle pourra faire des trucs transcendantaux de dingue bien plus que moi quand elle y passera, qui sait ? Elle a 78 ans… J’ai hâte de voir ça, s’amuse t-il.
Au point ou nous en étions mystiquement John et moi, j’aurais bien aimé lui demander s’il avait des nouvelles de George, mais je n’ai pas oser. Au lieu de cela, je lui dit : minute John, lui dis-je entre les dents. Philippe a abordé la question de la batterie…
– Au début du morceau, le jeu de batterie de Paul que l’on entend… [son de batterie] On va dire que c’est plutôt sobre. On va écouter maintenant une autre partie qui est beaucoup plus complexe dont on a dit qu’elle avait été revue et corrigée par Ringo [son de batterie] lorsqu’il est revenu en post-production, soi-disant. Alors c’est là, la grande énigme Jacques : info ou intox ?
– Il faut quand même dire que là, ce n’est pas la frappe de…
– Bon, moi la batterie, je passe, soupire John. J’attends les fameuses reprises. Il paraît que Siouxsie and the Banshees s’y sont mis en 1983 avec Robert Smith à la guitare, le leader de Cure ?
– Attends, je n’ai pas entendu ce que disait Jacques pour la batterie, mince.
– Tu écouteras le podcast, pas de problème ! Ahahaha… Bon, pas le temps d’attendre, on parle de moi à New-York à propos de la journée mondiale des Beatles du 25 juin. Allez, goodbye and you say ?
– Heu… Hello ?
Enregistrement du 03/06/2026
Et pour aller plus loin :
La page Facebook de Jacques Volcouve et son site web consacrés aux Beatles.
Redécouvrez l’ambiance de l’époque de l’ashram indien où les Beatles ont passé leur retraite spirituelle entre février et avril 1968, accompagnée par moment de la musique de Ravi Shankar – Raga Jog.
Le Top of The Pops du 29 septembre 1983 qui accueillait Siouxsie and the Banshees pour la reprise du titre Dear Prudence.
Marc / Humanvibes

