Moi, perruque du Crazy Horse

Moi, perruque du Crazy Horse

📷© Marc Bélouis (2020).

Célébration de mes 5 ans de ma certification de journaliste sur Humanvibes, obtenue à la fin de ma formation « Devenir journaliste », promotion Pierre Haski 2020-2021 au CFPJ, anciennement au 35 rue du Louvre dans le 2e arrondissement de Paris. Diffusion à titre exceptionnel de mon article/exercice de photojournalisme, noté par la formatrice et photographe Louise Allavoine. Il s’agissait en décembre 2020 de prendre des photos en racontant une histoire originale de A à Z, en y ajoutant des légendes. Après réflexions et de nombreux coups de fil, je me suis donc rendu chez le coiffeur Raphaël Knafo. J’avais une petite idée sur l’angle que j’allais aborder sur une spécificité de Raphaël, qui n’est pas tout à fait un coiffeur comme les autres…

Avec l’aimable autorisation du CFPJ (groupe Skolae Formation), désormais situé au 18-24 rue Tiphaine dans le 15e arrondissement de Paris, ainsi que celle du célèbre coiffeur Raphaël Knafo, qui exerce dans le 18e arrondissement de Paris, en tant que perruquier depuis 29 ans au légendaire cabaret Crazy Horse.

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Regardez-moi bien dans les cheveux. Ma coupe est « Totally Crazy » ! © Marc Bélouis

Elles sont connues dans le monde entier. Les perruques du cabaret parisien Crazy Horse sont créées par Raphaël Knafo, dans le quartier de Pigalle à Paris. Le maître artisan, coiffeur, perruquier, en fait voir de toutes les couleurs à ses créations depuis plus de 20 ans. Pour la première fois, une perruque d’une Crazy Girl vend la mèche, même si cela en défrise plus d’un.

Raphaël Knafo est notre créateur. Il nous bichonne depuis 20 ans pour que nous rendions les danseuses du Crazy Horse sexy. Cette coupe au carré, c’est l’ADN de nos spectacles connus dans le monde entier. © Marc Bélouis

Brrr…Quand je vois les ciseaux approcher, ça va décoiffer ! Je sais que c’est dans l’unique but de me rendre belle et unique. Les cheveux sont crochetés sur du tulle transparent. Un vrai cuir chevelu ! Ne coupons pas les cheveux en quatre, chez Raphaël, c’est la passion de la perfection ! © Marc Bélouis
J’entends le clic clic des ciseaux. Raphaël maîtrise ses gestes. Toujours concentré. Quand je pense qu’il a commencé comme apprenti coiffeur à l’âge de 14 ans et demi ! Je me laisse faire bien volontiers entre ses mains expertes ! Il est nécessaire de nous mettre en forme. © Marc Bélouis
La vitesse d’exécution est primordiale chez un coiffeur. Clac clac ! Je suis fabriquée en Allemagne, mes cheveux sont en fibre synthétique. A nous les sunlights ! Comment s’appellera ma future danseuse…Coco Vanille? Lolita Kiss-Curl ? Lava Stratosphère ? © Marc Bélouis
Il n’y a pas que le Crazy Horse dans la vie professionnelle de Raphaël. Les perruques de l’exposition récente « Féminin, singulier » au musée Yves-Saint Laurent consacrée à l’égérie du créateur, Betty Catroux, c’est lui ! Soixante perruques autour de l’icône de mode et « double féminin » du grand couturier. © Marc Bélouis
Parfois Raphaël me déplace. Je me retrouve aux côtés de Jack Sparrow ! Enfin, une réplique de la perruque de Johnny Depp pour le film « Pirates des Caraïbes ». Je me verrais bien tous les deux sous la couette. On peut tout demander à Raphaël selon ses envies. © Marc Bélouis
Celles là, je les appelle les mousquetaires. Elles sont fières parce qu’elles sont en vitrine de façon permanente. Ces modèles réalisés par Raphaël en imposaient au 17e siècle, respect ! Il propose aussi des perruques pour raison de santé. Il est adhérent à la Charte des Vendeurs de Perruques de l’Institut National du Cancer. © Marc Bélouis
D’ici, je vois la clientèle arriver. Tous types de prestations sont pratiquées. Coupes, mèches, colorations, lissages brésiliens, permanentes. Je me souviens quand Raphaël nous avait préparé méticuleusement pour les tournées et le tableau final du Crazy Horse. Quarante perruques. Un vrai arc en ciel de couleurs et feux d’artifices capillaires dans le salon ! © Marc Bélouis
Regardez-moi ça. Elle se prend pour la chanteuse Sia ou quoi ?! Elle trône à côté de la perruque de Marie-Antoinette en préparation pour un spectacle. Une histoire à se faire des cheveux blancs. © Marc Bélouis
Une sensation que je ne connaîtrais jamais. Les bigoudis. Les rouflaquettes ce n’est pas pour moi. Quand au casque, je n’en parle même pas. En fonction de la taille de la boucle, il faut bien choisir son bigoudi. © Marc Bélouis
Mon graal ? Figurer sur une affiche d’un spectacle. Beaucoup d’appelées, peu d’élues. Plus de 800 Crazy Girls ont dansé sur la scène mythique depuis sa création en 1951 par Alain Bernardin. © Marc Bélouis
Chut… Elle n’a d’yeux que pour Raphaël. J’ai beau lui dire que cela ne va pas durer, elle ne m’écoute pas, la pauvre. C’est une commande pour une cliente qui va faire son effet. © Marc Bélouis
Raphaël me fait un cadeau. Je n’ai pas droit au casque, mais il lui arrive de me faire prendre l’air au séchoir. C’est enivrant. Je préfère ça aux aiguilles que l’on me plante pour me maintenir et me coiffer sur un porte perruque sans visage. © Marc Bélouis
J’adore m’encanailler. Ébouriffant, non ? © Marc Bélouis

Marc Bélouis / © CFPJ – 19/12/2020

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Marc / Humanvibes

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