Sybille Rostang : « Tu as peut-être oublié, mais tu es toujours celle d’avant. »

Sybille Rostang : « Tu as peut-être oublié, mais tu es toujours celle d’avant. »

📷© Fleuve noir.

« L’interview sans détour (presque) imaginaire » sur Humanvibes permet à des personnalités de faire des confidences et de se livrer davantage. C’est le cas de Sybille Rostang avec son aventure cauchemardesque vécue à Longepin, site militaire et civil hautement secret, dans le but de soigner son amnésie post-traumatique… Visant à favoriser sa réflexion personnelle durant son long processus de reconstruction complexe et sensibilisé par son histoire, Humanvibes lui a suggéré de se prêter(*) à ce délicat exercice d’introspection !

(*) Ce qui serait, selon certaines sources, des réponses de Franck Thilliez.

Votre état d’esprit du moment ?

SYBILLE ROSTANG – J’ai survécu à Longepin. Ça n’a pas été une période facile, vous vous en doutez. Mais je suis bien suivie par le corps médical, avec un neuropsy formidable. On va dire : « J’ai confiance ».

L’expression qui vous caractérise ?

« Une battante » est le mot qui revient le plus des gens qui m’entourent. Je veux m’en sortir, retrouver ma mémoire et reprendre une vie normale.

Information classifiée n°1706-1964MB – Ne pas diffuser – Secret défense – © Section de Prérogative Défensive NationaleAgent Maco Belarius


Le site militaire de Longepin au cœur de la Grande Charteuse en 3 mots ?

Enfer. Cauchemar. Abomination.

Votre livre de chevet ?

« La vague », de Todd Strasser. Depuis Longepin, je m’intéresse beaucoup à la psychologie sociale, aux phénomènes de groupe, à la manipulation. Je veux comprendre comment tout ça fonctionne. Comment des gens en sont venus à faire ce qu’ils ont fait à Longepin.

Le compliment que vous aimez recevoir ?

« Tu as peut-être oublié, mais tu es toujours celle d’avant ». C’est l’homme de ma vie qui me murmure cette phrase, chaque jour. Vous voyez de qui il s’agit ?

Votre objet de prédilection ?

Le doudou de mon fils.

Des défis sur le chemin ?

Ils sont nombreux… Redevenir moi-même. Retrouver mon passé, pas celui qu’on m’a raconté, mais celui qui est là, quelque part au fond de ma tête. Retrouver enfin une activité… peut-être en relation avec la peinture que je continue à pratiquer, comme créer un site, vendre des toiles… Elles restent sombres, mais il n’est plus question d’animaux ou de personnages privés de leurs yeux.

Ce que vous appréciez chez vos amis ?

Leur compréhension, leur patience. Je ne les connais pas comme eux me connaissent. Grâce à eux, leurs anecdotes, je peux « sentir » mon passé. Un peu comme des phares qui éclairent la nuit, vous voyez ?

La question que vous préférez éviter ?

« Tu te souviens de moi ? »

Fralzen Thilck, sosie de Franck Thilliez, reconnaissance officielle à l’étude, niveau 4/5 – Test photo n°1510-1973FT – Ne pas diffuser – Secret Défense – © Section de Prérogative Défensive NationaleAgent Maco Belarius

Les personnes qui vous inspirent ?

L’homme de ma vie. Nos histoires ont divergé, paraît-il, avant mon accident. C’est peut être le seul point positif de mon amnésie : je l’aime, comme on aime sans doute une toute première fois. Vous croyez en la seconde chance, vous ?

Ce qu’il faut faire pour attirer votre attention ?

Je capte, dans un regard, l’étincelle qui me fait dire « J’ai connu cette personne et cette personne me connaît ». Alors, une conversation peut s’engager. Je ne parle pas aux inconnus.

Une activité sportive ?

Je me suis remise à l’escalade. Rien à apprendre. J’ai peut-être perdu mes souvenirs, mais certainement pas la façon d’agripper la roche.

Empreinte audio de l’histoire de Sybille Rostang vécue à Longepin / BlackText‑Ω Transductor / Blockchain – Projet T.H.R.I.L.L. n°1006-1989PMNe pas diffuser – Secret Défense © Bureau Opérationnel de Résonance Textuelle Opérateur Boris Cléma

Pouvez-vous raconter sans crainte votre dernier rêve ?

Ah… Désolée, je n’écris plus mes rêves dans un carnet, et je n’en parle plus non plus. Je préfère les laisser au fond de ma tête.

Le titre d’une chanson qui vous ressemble

Dream a little dream of me, de The Mamas & The Papas.

Ce que vous allez faire dans 5 minutes ?

Finir la toile que j’ai commencée. Quand je peins, je ne pense à rien. Ça fait du bien, parfois, de ne penser à rien…

Propos recueillis ou prétendument le 12/06/2026

Et pour aller plus loin :

Dispositif de lecture émotionnelle n°1709-1997MB © Pour diffusion Unité Harmonique de Traitement Narratif – Rédacteur Kanzel Frith

À quoi cela ressemble le site particulier de Longepin ?

Ne vous y trompez pas ! Le site de Longepin aux allures bucoliques, joue un rôle diabolique dans cette sombre histoire. © Sybille Rostang

Catherine Destivelle, triple championne du monde d’escalade, a participé en 2023 à la création de la bande dessinée dédiée à l’histoire de ce sport.

L’histoire vertigineuse de l’escalade (2023) – Les Arènes du Savoir – YouTube

Bande annonce du film « La vague » (2009), réalisé par Dennis Gansel, adapté du roman de Todd Strasser. Un professeur de lycée en Allemagne, dans le cadre d’un atelier, initie ses élèves à une expérience visant à illustrer le fonctionnement d’un régime totalitaire, dont les répercussions vont se révéler tragiques.

Bande annonce « La vague » (2009) – bacfilms – YouTube

Le titre Dream a little dream of me (1931) repris par le groupe américain The mamas & The Papas en 1968.

Dream a little dream of me – The Mamas & The Papas – Folk Experience (2017) – YouTube

Marc / Humanvibes

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